02 mars 2008
EFFLUVES
Dimanche matin. Je me lève dans la chaleur de la chambre surchauffée. Le temps est maussade. Il se pourrait bien qu’il pleuve d’ici quelques heures. Mais le temps n’altérera pas mon grand élan de ce matin. Malgré le froid et la grisaille, je vais y aller. C’est décidé. J’ouvre doucement la porte de la chambre. Les odeurs de la nuit passée assaillent mes narines. Mélange de parfum de femme, d’odeur de sueurs mélangées et de corps qui jouissent. Je contemple ses fesses qui dépassent du drap, et je me souviens de nos ébats de la nuit. Je me laisse aller quelques secondes aux souvenirs. Un saxo dans la tête je me souviens du tour du coté sauvage…. Sans bruit je saisi mes affaires, pose un baiser sur la fesse ronde et m’éclipse.
J’enfile le collant noir qui moule mes cuisses et mes fesses. Mon sexe fait une belle proéminence. Je sais qu’à mon retour, si elle est réveillée elle la caressera. Elle fait toujours ça. En attendant j’enfile une polaire un peu longue qui la masque un peu et je file.
Ce matin il fait étonnamment doux. La polaire et le collant étaient sans doute de trop. Je sue à grosses gouttes comme en pays tropical. Le plaisir de l’effort est toujours le même.
(…)
Retour. J’entends qu’elle m’appelle depuis la chambre. « Zorg, viens m’embrasser ». Je prends une serviette et m’éponge un peu avant de la rejoindre. Elle est chatte ce matin. Je me penche pour un chaste baiser, mais elle me tire vers elle et me fait tomber dans le lit. Elle m’embrasse goulûment en caressant mon sexe moulé dans le nylon noir. Elle a les yeux qui brillent. Me demande si j’ai bien couru. « Tu ne vois pas comme je sue ? » « Si, je vois, tu es trempé. » et elle rajoute « comme moi ». Et pendant qu’elle enfouit sa tête dans mon cou et que d’une langue gourmande elle saisie un peu de sel, elle saisie mon poignet et pose ma main sur son sexe que je découvre gonflé et humide. Elle doit être réveillée depuis un petit moment et je comprends qu’elle a du refaire en souvenir notre soirée de la veille, les jambes croisées pour faire gonfler et rouler sa source de plaisir. Peut être même un majeur joueur…
Je m’arrache des ses bras gourmand et file dans le salon pour m’étirer.
Elle me rejoint quelques minutes plus tard une tasse de café à la main. Elle a enfilé un débardeur couleur sable qui met sa peau dorée en valeur et moule sa poitrine gonflée. Rien d’autre… Elle me sourit les fesses à l’air et s’assoit. Nous parlons de la journée à venir pendant que je m’étire. « Veux tu un café ? » « Après la douche, beauté ». Et je file à la salle de bain. Je me déshabille et savoure le plaisir de libérer mon corps de toutes ses entraves textiles. Mon sexe libéré est trempé de sueur. La sensation de l’air qui le rafraîchit est très agréable. Pendant que je me rase la tête je sens les effluves de mon corps avivées par la sueur qui montent à mes narines. De mon sexe, de mon ventre, de mes aisselles, montent mes odeurs d’homme, renforcées par la sueur.
La porte s’ouvre et la voilà qui se glisse derrière moi. Elle plaque sa poitrine sur mon dos, la tête collée de coté sur mes épaules. Ses mains se posent à plat, grandes ouvertes sur ma poitrine. Je sens sa langue sur ma colonne vertébrale. Elle lèche le sel de ma sueur. Je devine ses yeux fermés et ses narines grandes ouvertes qui me sentent à grandes bouffées. Ses mains descendent vers mon sexe qui durcit. Je grogne pour la forme « tu crois que c’est facile de sa raser avec une arapède comme toi dans le dos ? » Pour toute réponse elle lâche mon dos, s’agenouille et s’intercalle entre le lavabo et moi. « si tu ne me veux pas derrière, alors je me mets devant ». Elle prend mon sexe à pleine main et enfouit son visage entre ma cuisse et ma verge dressée. De son autre main elle caresse mes couilles en frottant mon sexe contre son visage. Elle respire bruyamment. Je devine qu’à plein nez elle se goinfre des mes odeurs. Je connais son désir de ça et je la laisse faire. Ma tête est à présent lisse. J’abandonne mes outils et m’adosse au mur pour me laisser faire et la contempler. Elle découvre mon gland en gémissant. Les odeurs sont fortes, très fortes. « Je vais me doucher ? » « Non, surtout pas. Laisse moi profiter de toi comme ça » Elle recule un peu et branle tout doucement ma hampe veineuse en la contemplant de loin. Elle gémit et s’approche toute narines ouvertes. D’une langue pointue, elle remonte le long de ma veine bleue. Elle arrive à la fraise lisse de mon gland et fait quelques tours tout autour avant de ma prendre à pleine bouche. Délicieuse sensation. Elle frotte ma tige sur ses joues en enfouissant son nez dans mon aine. Elle malaxe divinement mes bourses d’une main pendant que de l’autre elle me branle très doucement. Un doigt puis deux se fraient un passage entre mes fesses encore trempées de sueur. Elle caresse cette partie de moi et ramène ses doigts à son nez. Une fureur de désir s’empare alors d’elle et elle se met à me sucer à pleine bouche vigoureusement. Je suis au bord de l’explosion. Ma jouissance monte à son rythme. L’effet conjugué de la sensation physique si douce de sa bouche sur mon gland et de la joie de la voir me désirer aussi fort sont irrésistibles. Ses grognements de désirs s’ajoutent au cocktail du plaisir. Elle retire sa bouche et tout en continuant à me branler, elle vient frotter mon gland trempé de sa salive et de mes larmes de désir à ses seins gonflés. La douceur de cette caresse m’achève. Je jouis à longs traits nacrés sur ses seins dans un cri de jouissance auquel elle ajoute ses « oui » de joie. Elle dirige mes jets sur un sein puis sur l’autre et me reprend dans sa bouche pour savourer les dernières gouttes de moi. Avec douceur elle me suce ainsi pendant une éternité de plaisir. Puis elle se redresse face à moi, rayonnante de son bonheur de femme. Elle étale du bout de ses doigts ma semence sur ses seins en souriant, lèche ses doigts et vient se coller à moi, me donnant dans un baiser goulu le goût de mon sperme et de sa salive mélangés.
« Maintenant tu peux aller te doucher »
Commentaires
ben il serait temps, ça commençait à coller :)
Arapède ?
Je ne connaissais pas ce mot.
Alors j'ai fait des recherches :
"Après l'avoir décollée, il faut la retourner. Le piquant de l'hameçon se tient dans la partie noire qui sera attaquée en premier."
Tout un programme ...
Odeurs ...
Joli texte. On a presque l'impression de sentir les odeurs.
Vive le sport
Je crois que je vais reprendre le jogging...
Le sport c'est bon pour la santé !!!!!!!
A@T : je reconnais l'humour de chez moi. J'en profite pour vous dire que j'adore ce que tu fais. Je serai dans le mistral ce WE et je penserai à toi.
Fiso : ne dis pas à ma mère que j'écris un blog qui cultive, elle vrois que j'écris un blog érotique
l'Ange : bienvenu.
Gicerilla : au bord d'un lac ou d'une rivière, je t'accompagnerai...
karina : bienvenue. mais dis m'en plus sur toi, j'aime bien savoir à qui je parle.
« Maintenant tu peux aller te doucher »
Ce texte est un parfum aux essences torrides, c'est d'ailleurs une particularité qui revient souvent chez toi et dans tes moments. J'aime beaucoup.
Bougrenette,
C'est vrai qu'on retrouve souvent les odeurs dans les textes masculins, en opposition avec les textes de femmes. Beaucoup s'évertuent à les couvrir, à tort ?
Il y a tout... la vue, le toucher, l'ouïe... et le goût... et l'odorat !!!
Quelle explosion ! rhaaaaaaaaaaaaa
A tort, surement ;-) enfin c'est un avis tout perso et quand l'on voit l'effet d'une essence sur les sens, suffit de fermer les yeux ...
Bises Ma Fiso
Ce we, tu as du être sous la pluie que cela ne t'ai pas empêché à penser à moi j'espère :)
Merci Zorg, si tu es sensible à mon "humour" c'est déjà énorme ;)
Monsieur Zorg, vous êtes un vrai auteur érotique. Et je suis ravie de voir que, contraiterement à moi, vous ne faites pas que travailler. Il vous reste quelques plages de divertissement. C'est appréciable.
Effluves naturelles
Certains s'évertuent à couvrir les odeurs corporelles, c'est certain ! Et pourtant quel dommage !!!
J'ai connu un homme tellement propre et hygiénique que je lui demandais de ne pas se laver avant nos retrouvailles parce toutes ses odeurs naturelles, les plus intimes, me rendaient folle (il se lavait plusieurs fois par jour et systématiquemen avant les soirées torrides que l'on passait ensemble) !!
Quand j'en parle, ça surprend voir choque certaines personnes. Moi, j'aime qu'un homme sente l'homme ! Point.
Personnellement, c'est quelque chose de terriblement excitant, stimulant et carrément irrésistible...
@ bougrenette : oui j'aime les odeurs et les goûts. Je lèche, je bois, je goutte, je sens, je caresse, je pétris, je malaxe et je jouis de tout ça. Ultra sensoriel ?
@ Fiso : ma hantise : un parfum capiteux aspergé sans ménagement.
@ Celenee : … lovely. Content de te savoir en vie. Amoureuse, travailleuse ou paresseuse ?
@ A@T : y a eu du soleil assez pour buller en terrasse sur la place de la poste. Apprécier : bien +. Si tu savais !!! Il faudrait qu’un jour on se parle. Mais moi c’est (c’était) plutôt country. Il n’en demeure… De là à découvrir que l’on se connaît en vrai. Tellement de points communs !!!
@ dusk : et pourtant, qu’est ce que je bosse !!! putain, il me donnent bcp d’argent chez « we clean the word » mais je ne le vole pas ! Ce post pour toute aventure, toute distraction depuis 3 mois !!!
@ Chachafromparis : bienvenue. C’est exactement ça…
Et moi je jouis de cette réponse aux commentaires, c'est si rare :-)))
C'est ultra chouette ! et tes sens ultra sensibles, surement.
Parfum capiteux
Bien plus désagréable qu'une odeur de cigarette ! Souvent je regrette cette invention qui brutalise un de nos sens les plus développés ...
Euh ... t'es mort ?
va y bouge quelque chose pour voir ... !
ben alors bis !
Zêtes tombé dans la cuve blanchissante, dans le tambour du sèche-linge ? Ben alors...
@ Gicerilla & Bougrenette : je survis, je survis. Merci pour les messages.
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