12 octobre 2009
PLAISIR D'AFRIQUE DU NORD
5h51
Un peu tôt pour se lever. Entre la folie des klaxons jusqu’à 2h00 du mat provoquée par la victoire de l’équipe nationale de foot hier soir et la folie des barbus qui tentent chaque matin à grand coup de haut-parleurs de me faire croire que la « prière est mieux que le sommeil » (sic), je ne sais pas où va mon dégoût le plus fort.
Peu importe. Je suis réveillé. J’ai lu (Jim HARISSON « Dalva »). J’ai somnolé. J’ai pris des notes sur mes pensées fugaces. Je me suis branlé.
Pour un plaisir solitaire mes pensées vont d’une scène salace à une autre. C’est ainsi. Les grandes envolées d’amour sensuel ne laissent finalement pas de trace dans le cerveau lubrique de l’homo quarantainus branlibus.
En vrac mes fixations pour ce plaisir de la nuit : une pipe sur le parking de l’aéroport de Toulouse dans un austin mini, une autre dans les toilettes de l’aéroport de Marseille (décidemment je doit avoir un truc avec les aéroports !), une joli robe sur des bas résilles et des bottes à talons prise en levrette devant un miroir, un doigt à l’ongle noir qui caresse la fente d’un sexe rasé gluant de désir qui s’offre sous un cul cambré, une bouche pleine de mon sperme qui m’embrasse goulûment, mon gland nu qui frotte contre le téton d’une poitrine super Vixens…
Et l’éjaculation
Je suis déçu de ne pas avoir pensé à celles que j’aime tant. Et même pas une sodomie dans mes leviers du soulagement ! Je vieillis… D’ailleurs mes éjaculations sont moins puissantes qu’il y a vingt ans. Je me souviens des jets de sperme qui montaient jusqu’à mon torse et qui remplissaient des kleenex de leur odeur lourde. Aujourd’hui, quelques gouttes qui s’extirpent avec difficulté de mon méat et c’est fini. Je ne pourrais plus être un acteur X. Pourtant je bande toujours aussi fort, même si mon ventre est moins dur. Peu être est ce plus confortable comme ça pour mes partenaires. Je fais le parallèle avec mon plaisir récent à baiser avec des rondes. Mes grandes amantes de toujours étaient sportives, fines, voire maigres. J’observais la géographie noueuse des muscles du haut de leurs dos pendant que je les prenais en levrette. Et puis, depuis un an, les rondes sont entrées dans ma vie sexuelle. D’un coup. Sans prévenir. J’ai découvert qu’il existait un monde au-delà du 40 bonnet B. Avec plaisir. Le confort de leur ventre douillet, de leur poitrine opulente et surtout leur formidable appétit sexuel m’ont conquis.
Et je suis debout.
Je fais un tour dans le petit jardin. La fraîcheur est agréable. Elle entoure mon torse pendant que je m’étire. Il fait très beau. Le jour n’est pas encore là. Je mange quelques figues gluantes et gorgées de sucre en contemplant les étoiles. Orion et son guerrier sont plantés en plein devant mes yeux, à coté d’un croissant de lune qui brille jaune en cette fin de nuit.
Un chaton égaré vient se frotter à mes mollets. Il n’est pas farouche celui là.
Je rentre et prépare un café. Ici point de Nesspresso. Mais l’ancienne cafetière italienne en alu que l’on pose sur le feu du gaz. Cette machine est génialement conçue. Et le café délicieux quand le feu est très doux. Il faut juste ne pas être pressé.
7h01
I-tunes choisis de passer « Perfect day » de Lou Reed au moment où je clôture ce post.
Gageons que ce soit vrai
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